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"Kiener ha colaborado con la mayoría de figuras historicistas centroeuropeas y estamos seguros que gracias a esta nueva grabación su nombre empezará a sonar con fuerza entre los aficionados al instrumento. Kiener posee todos los atributos necesarios para interpretar estas obras con garantías: sólida técnica y virtuosismo, pulso rítmico constante y musicalidad que se hace patente en piezas auténticamente contagiosas como “Niais de Sologne” donde además acierta con el carácter de la pieza. Kiener afronta con seguridad las altas exigencias técnicas de Rameau, adopta por lo general tempi lentos y ornamenta con discreción, algo que puede no gustar a los amantes de lecturas más pomposas y extravagantes. Y es que no arriesga, no es efectista y evita apasionamientos aunque, eso sí, su interpretación no revela tintes academicistas. En resumen, nadie se sentirá defraudado por esta versión del músico suizo que se hace hueco entre las mencionadas más arriba. El doble disco es una producción de Harmonia Mundi Ibérica lo cual se traduce en incluir libreto en español, cosa infrecuente en el sello francés. Interesantes notas y más que adecuada toma de sonido. Un álbum al que pocos se resistirán”
Filomúsica
"La version intégrale de Michel Kiener est de bout en bout une merveille, peut-être l'une des plus personnelles et abouties que le disque nous ait données ces dernières années. Les tempos sont généralement larges, l'articulation pleine et chantante, les ornementations efficaces et d'une réalisation toujours très opportune. Mais c'est surtout une nostalgie indélébile qui émane de cette lecture et poursuit longtemps l'auditeur. La beauté du clavecin joué par Kiener ( une copie d'un Blanchet de 1730 créée par Dowd en 1978 ), la prise de son volontairement réalisée en analogique, qui est l'une des plus belles que nous connaissions parmi celles dévolues au clavecin, l'accord de l'instrument au canon harmonicus, tout concourt à faire de cet enregistrement, hélas marginal, une réussite indispensable dans la discographie des Goldberg”
Diapason
"La flûte Böhm XIXe siècle de Brigitte Buxtorf et le pianoforte 1800 de Michel Kiener ont les couleurs sonores et l'émission déliée qui conviennent à ces belles sonates. L'esprit de l'Empfindsamkeit y renouvelle heureusement les formules héritées du baroque en les chargeant d'une "sensibilité" nouvelle. Les "affects" imprègnent chaque note, chaque thème, chaque rythme d'un relief dynamique exigeant des interprètes un travail minutieux dans l'ordre de l'articulation. Grâce à quoi le charme opère : celui d'un style s'adressant dans une égale mesure à l'intelligence et à la sensibilité.”
Chronique des disques
"Rigoureux exercice stylistique sur l'exemplaire grammaire de Jean-Sébastien Bach ou décorations aériennes, capricieuses jusqu'à la provocation, les "Variations Goldberg" du claveciniste Michel Kiener font désormais référence. Tel un sculpteur-orfèvre à l'invention proliférante, mais aussi repectueux et savant chimiste de l'analyse du texte, le claveciniste dédaigne de donner à l'oeuvre cette sorte de pruderie brumeuse, ou cette carrure sèche dont on l'entoure souvent. Hostile, comme tous les vrais musiciens, à la mode d'un brio systématique, l'éclat de la musique procède chez Michel Kiener de la traduction des progressions harmoniques. Celles-ci sont comme dictées par une nécessité intérieure. Michel Kiener sait composer avec l'espace, c'est-à-dire le rythme, principe vital de la musique. A l'intérieur des contraintes de l'écriture, l'instrumentiste accorde une liberté souveraine et épanouie à la multiplicité de son propos. Une interprétation inspirée”
Tribune de Genève
"Or voici que Michel Kiener nous en propose, pour son premier disque en solo chez Harmonia Mundi, une lumineuse lecture. L’artiste suisse séduit avant tout par la franchise et la simplicité de son discours. En effet, s’écartant de toute virtuosité gratuite, le Rameau de Kiener possède une formidable énergie mise en valeur par la densité du toucher. A la variété des articulations se conjuguent force et couleurs, le tout au service d’une justesse stylistique rare. Kiener prend son temps. Rien n’est jamais précipité. Le son s’épanouit largement, mettant en relief à la fois les mélodies et les richesses harmoniques de l’écriture ramiste. La main gauche y est profonde, éminemment présente et, mise au service du phrasé, équilibre et détaille l’épaisseur des lignes supérieures. De ce fait, le ton est pénétrant, chantant, altier, exempt de toute sophistication. Sans être démesurément analytique, la lecture de Kiener exalte les dynamiques contenues dans ces pages et révèle une parfaite connaissance du style français. Entre confidence et fière élégance, cette version est à compter désormais parmi les références”
Rerpertoire
"Magnifiquement enregistrée, cette intégrale des Pièces de clavecin de Rameau se hisse d'emblée au sommet. Michel Kiener, bien connu des mélomanes genevois, fait preuve d'une rectitude exemplaire et d'une noblesse de ton rare. Loin de distendre les tempi, il équilibre les proportions, conserve une juste mesure qui n'exclut pas l'engagement du cœur, en particulier dans les pièces méditatives. On a connu des lectures plus sanguines et débridées («Les cyclopes»), plus brouillonnes aussi: ici, c'est la clarté qui règne”
Le Temps
"Michel Kiener est un claveciniste suisse qui poursuit une carrière brillante depuis une trentaine d'années. Son interprétation, qui excelle à faire ressortir la ligne mélodique, vient enrichir une discographie « ramiste » très fournie et très concurrentielle”
La Scena Musicale
"Michel Kiener riproduce con estrema precisione gli effetti enarmonici richiesti da Rameau. La sua lettura di queste pagine, tanto complesse quanto ricercate, è estremamente moderna e comunicativa. Kiener è interprete sempre attento ad esaltare le melodie più raffinate scaturenti dai passaggi armonici più complessi di queste partiture, è il caso della splendida esecuzione della Gavotte avec six Doubles. Il suo tocco è pulito e vigoroso, la sua esecuzione è estremamente dinamica, il suono è deciso, secco e corposo. La sua abilità sta nella capacità di conciliare la componente tecnica di ricerca e di sperimentazione voluta e richiesta da Rameau, con un risultato melodico sempre gradevole e di ottimo gusto, non eccedendo mai in nessuna delle due componenti. Ne scaturisce un’interpretazione di grande equilibrio, ben lontana dalla leziosità propria di letture della tradizione, dall’autocompiacimento esecutivo e dal rischio della meccanicità di una lettura superficiale. L’incisione impeccabile esalta il suono del clavicembalo, una copia moderna di un Nicolas Blanchet (Parigi 1730), dal bellissimo suono, pieno e ricco di armonici, nonché l’abilità ed il tocco estremamente pulito di Kiener."
Orfeo Nella Rete
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